Ses proches l'auront vu, enfant, chercher déjà le volume et la profondeur dans le dégradé obtenu avec le noir de son fusain, de ses mines de plomb ou de son encre de Chine. A cette époque, même le simple stylo-bille des devoirs scolaires est prétexte à appréhender le relief dans la blancheur du papier. Pas de couleur pour ses premiers pas dans la quête de la lumière ! Pas pour l'instant en tout cas, puisque l'autodidacte attendra studieusement le temps où la main assurée saura restituer la couleur, et la comprendre comme on comprend la vie.
Utilisée depuis une trentaine d'année maintenant, la couleur n'en est pas pour autant reposante : il faut l'interroger, centimètre par centimètre, comme nous y invite lui-même David KHALIL. On saisit alors pourquoi l'artiste aime à travailler à plat, son support, qu'il soit médium, toile de lin ou de coton, bois ou encore matériaux de récupération, posé à même le sol. C'est ainsi qu'il prépare et construit l'image, tournant et retournant autour afin de chercher un équilibre.
Et si ce funambulisme trahissait ses propres questions et réflexions liées à son parcours personnel, mais aussi (surtout?) à un avis bien compris sur la société ? Vous trouverez peut-être la réponse dans son atelier galerie où sur rendez-vous, David KHALIL saura vous ouvrir les portes de son monde pas si éloigné que cela du nôtre...
Giovanni LEPORELLO pour
Fall'Z'ART,
le magazine de l'art culotté.
Je remercie très respectueusement cet ami pour cet agréable article lié à mon travail.
Encore merci "Giovanni".
David KHALIL
jeudi 30 mai 2013
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